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Vendredi 2 mai 2008

Je voudrais, en ces temps de retour, pour diverses raisons, de la valorisation de la violence, de la vengeance, du mano a mano, faire apparâitre la rasion pour laquelle la pitié, la contenance de soi est le signe d'une intelligence supérieure de la vie et de l'humain, et certainement pas un affaiblissement "chrétien" du culte que l'on doit à sa propre virilité.

Ce texte de Rousseau a été choisi par moi à cet effet. il est extrait de la seconde partie du fameux disocurs sur l'origine de l'inégalité, que je vous invite à vous empresser de lire si ce n'est déjà fait.


Sitôt que les hommes eurent commencé à s’apprécier mutuellement et que l’idée de la considération fut formée dans leur esprit, chacun prétendit y avoir droit, et il ne fut plus possible d’en manquer impunément pour personne. De là sortirent les premiers devoirs de la civilité, même parmi les sauvages, et de là tout tort volontaire devint un outrage, parce qu’avec le mal qui résultait de l’injure, l’offensé y voyait le mépris de sa personne souvent plus insupportable que le mal même. C’est ainsi que chacun punissant le mépris qu’on lui avait témoigné d’une manière proportionnée au cas qu’il faisait de lui-même, les vengeances devinrent terribles, et les hommes sanguinaires et cruels. Voilà précisément le degré où étaient parvenus la plupart des peuples sauvages qui nous sont connus ; et c’est faute d’avoir suffisamment distingué les idées, et remarqué combien ces peuples étaient déjà loin du premier état de nature, que plusieurs se sont hâtés de conclure que l’homme est naturellement cruel et qu’il a besoin de police pour l’adoucir, tandis que rien n’est si doux que lui dans son état primitif, lorsque placé par la nature à des distances égales de la stupidité des brutes et des lumières funestes de l’homme civil, et borné également par l’instinct et par la raison à se garantir du mal qui le menace, il est retenu par la pitié naturelle de faire lui-même du mal à personne, sans y être porté par rien, même après en avoir reçu. Car, selon l’axiome du sage Locke, il ne saurait y avoir d’injure, où il n’y a point de propriété.

Par Philroll - Publié dans : fifilosof
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Lundi 28 avril 2008
par Alain Soral.



Pour le droit au blasphème


Monsieur Le Pen a tort, la chambre à Gaz n'est pas un détail.
Monsieur Le Pen a profondément tort, la chambre à gaz est tout sauf un point de détail, c'est même aujourd'hui, plus qu'hier encore, la religion, le dogme autour duquel tourne toute l'époque contemporaine.
Dans l'ordre du sacrifice fondateur, la chambre à gaz a remplacé la croix du christ.

Pourtant, ou justement pour ça, au nom du droit à la libre pensée face à ceux qui croient et veulent nous obliger à croire, je réclame le droit, pour Jean-Marie Le Pen, de considérer la chambre à gaz comme « un point de détail de la seconde guerre mondiale », comme tant d'autres se donnent le droit de chier sur la croix.
Que ce soit celle d'hier ou d'aujourd'hui, le citoyen libre se doit de lutter contre toutes les inquisitions et leurs cortèges sanglants de bûchers et d'abjurations. Nous, européens, n'avons pas mis trois siècles à nous émanciper du pouvoir temporel du Pape pour en arriver là !

Aujourd'hui, dans ce climat de judéomanie délirante - une judéomanie délirante et suspecte qui tient plus de l'esprit de la Collaboration que du combat pour le bien et l'amour des hommes - plus les souffrances de la guerre s'éloignent, plus c'est la seconde guerre mondiale toute entière qui devient un détail de la chambre à gaz !
50 millions de morts, russes, communistes, polonais, anglais, américains, civils, résistants, japonais et mêmes allemands et, parmi eux, 500 mille morts Français, ce n'est presque plus rien face à la chambre à gaz, ou aux 28 mille enfants juifs que certains voudraient faire assumer pour l'éternité aux écoliers de France innocents.

Dans ma famille de Résistants savoyards où la guerre nous a coûté six morts et la ruine - comme elle coûta son père au petit Jean-Marie -, nous avons nous aussi sauvé des vies ; seulement c'était des Espagnols. Il faut dire qu'en ce temps là si on sauvait des juifs, on ne le faisait pas pour sauver le peuple élu mais pour sauver des êtres humains tout court, menacés par la méchanceté et la violence des hommes... À l'époque, on ignorait que 60 ans plus tard ne seraient plus comptabilisés que les sauvés marqués d'une étoile, et que sur le marché des Justes, ça ne vaudrait plus rien les Espagnols !
De vous à moi, combien cette relecture de la seconde guerre mondiale, cette réécriture théo-différentialiste, à la limite de l'inégalité raciale, va-t-elle encore durer ?
Combien de temps encore la Mémoire va-t-elle empêcher l'Histoire ?
Au moment du Darfour, de la Palestine, de l'Irak, du Tibet... n'y a-t-il pas d'autres combats à mener pour le salut des hommes ? De massacres, de génocides, d'ethnocides à condamner, à empêcher ?
Au moment où la montée en puissance de l'Inde et de la Chine est sur le point de remettre en cause le leadership de notre confortable et dominateur monde post-méditerranéen, les querelles intra-monothéistes sont-elle vraiment notre priorité ?

Qui aura le courage de dire, dans cet inquiétant climat de lynchage pour une petite phrase réitérée dans un obscur follicule breton, que le problème ce n'est pas le détail de Jean-Marie Le Pen. Une petite phrase plus taquine que méchante qui lui a déjà coûté 120 briques (et à ce prix là, on peut comprendre que le peu dispendieux Le Pen ait envie de l'utiliser deux fois). Une petite phrase inattaquable - dois-je le rappeler ? - aux Etats unis d'Amérique, qui ne sont pourtant pas le pays de l'antisémitisme, parce que là-bas le 1er amendement garantit à tous, et pas seulement à Finkielkraut et ses sorties sur les « antillais qui filent un mauvais coton » ou « l'équipe de France black-black-black qui serait la risée de l'Europe », la liberté de pensée et d'opinion...
Qui aura le courage, à l'heure où même ses supposés proches : identitaires jaloux et autres apparatchiks en embuscade se désolidarisent du vieux chef comme on se détourne d'un pestiféré, que le problème ce n'est pas le « détail » mais la loi Gayssot ?
Cette loi d'exception contraire à tous les principes démocratiques et républicains, de l'aveu même de tous les politiques et historiens qui comptent, de Simone Veil à feux Vidal-Naquet...
Une loi d'exception qui, en instituant par le délit l'Histoire officielle, interdit toute recherche historique et l'Histoire. Dubito ergo sum res cogitans... Nous savons pourtant bien, dans ce pays qui vit naître Descartes, qu'en interdisant le doute, c'est la pensée qu'on interdit.
Loi inique, de surcroît fratricide, puisqu'en inaugurant la concurrence des mémoires - et par la jurisprudence dont se réclament déjà les arméniens, les africains, les maghrébins, en attendant les vendéens et les gays... -, elle incite au communautarise victimaire généralisé, tuant la fraternité française et son universalisme républicain...
Trois siècles de haute philosophie, deux siècles de sécularisation du religieux et un siècle de séparation des Eglises et de l'Etat pour en arriver là ? À ce retour en douce d'une Inquisition qui ne dit pas son nom ? Qui criminalise la dissidence, l'insoumission, le relativisme, le décalage, l'ironie... obligeant le rebelle à l'abjuration sous peine de ruine et de prison ?

Devant l'ignoble lynchage des bien pensants et les discrets lâchages, moi le libre penseur, pour rester du côté des opprimés et des faibles dont le sort change avec l'Histoire, j'affirme mon soutien à Le Pen le relaps ; relaps comme Jeanne d'Arc et Giordano Bruno... Par principe, au nom du droit à la liberté jusqu'à la mal-pensance, au nom du petit doigt d'honneur levé devant les puissants botteurs de dèrches et ses cohortes de lèches culs, de faux culs, j'affirme mon soutien à l'insoumis.
Car ma peur, ma vraie peur, ce ne sont pas les provocations ou les lubies d'un vieil homme, mais la peur bien plus grande de voir ce pays sombrer chaque jour plus bas dans l'obscurantisme totalitaire.
Un pays de soi-disant culture et de liberté où la horde des veules, faux courageux, vrais tartuffes et autres pétaino-gaullistes éternellement dans le sens du vent se réjouissent déjà, à l'unisson, au nom bien sur de la démocratie du bon et du bien, que le pays de Voltaire se promette de jeter demain en prison un vieux monsieur de 80 ans parce qu'il refuse de se dédire, parce que têtu jusqu'à la déraison, il refuse de baisser la tête et de faire comme un chien, à coups de pieds au cul comme eux tous, là où on lui dit de faire...

En tant qu'intellectuel français dissident, moi, Alain Soral, qui ne bénéficie même pas des soutiens d'un Soljenitsyne du temps de sa splendeur dans le Vermont (va savoir pourquoi ça s'est gâté depuis), par ce simple texte, je réclame haut et fort, face aux désapprobations tonitruantes et aux silences gênés, le droit au blasphème pour tous, pas seulement pour Houellebecq ou Philippe Val de Charlie Hebdo...
Et, au nom de ce droit sacré en terre laïque, malgré tout ce qui nous sépare : âge, parcours, origine politique..., je veux rendre hommage à un grand résistant. Pas un rentier de la Résistance à francisque. Un résistant à cette démocratie totalitaire qui tue la liberté, l'esprit d'indépendance, le sens de l'honneur et de la fidélité. Un résistant à cette République qui, à coup de devoir de mémoire forcé, de repentance obligatoire et autres criminalisations des automobilistes et des fumeurs, transforme peu à peu l'esprit français en catéchisme et le peuple français en bétail.

C'est, en somme, parce que je sais que l'affaire du détail est tout sauf un détail, que je réclame, pour Jean-Marie Le Pen, le droit de se tromper et le droit au détail !

Vive la France libre !

Alain SORAL
Par Philroll - Publié dans : Brèves et citations
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Lundi 24 mars 2008

A great text by famous economist Edmund Phelps, released in the Wall Street Journal in october 2006.

DYNAMIC CAPITALISM

Entrepreneurship is dynamic and just.


by EDMUND S. PHELPS
Tuesday, October 10, 2006 12:01 a.m. EDT




_______________

There are two economic systems in the West. Several nations--including the U.S., Canada and the U.K.--have a private-ownership system marked by great openness to the implementation of new commercial ideas coming from entrepreneurs, and by a pluralism of views among the financiers who select the ideas to nurture by providing the capital and incentives necessary for their development. Although much innovation comes from established companies, as in pharmaceuticals, much comes from start-ups, particularly the most novel innovations. This is free enterprise, a k a capitalism.

The other system--in Western Continental Europe--though also based on private ownership, has been modified by the introduction of institutions aimed at protecting the interests of "stakeholders" and "social partners." The system's institutions include big employer confederations, big unions and monopolistic banks. Since World War II, a great deal of liberalization has taken place. But new corporatist institutions have sprung up: Co-determination (cogestion, or Mitbestimmung) has brought "worker councils" (Betriebsrat); and in Germany, a union representative sits on the investment committee of corporations. The system operates to discourage changes such as relocations and the entry of new firms, and its performance depends on established companies in cooperation with local and national banks. What it lacks in flexibility it tries to compensate for with technological sophistication. So different is this system that it has its own name: the "social market economy" in Germany, "social democracy" in France and "concertazione" in Italy.

Dynamism and Fertility

The American and Continental systems are not operationally equivalent, contrary to some neoclassical views. Let me use the word "dynamism" to mean the fertility of the economy in coming up with innovative ideas believed to be technologically feasible and profitable--in short, the economy's talent at commercially successful innovating. In this terminology, the free enterprise system is structured in such a way that it facilitates and stimulates dynamism while the Continental system impedes and discourages it.

Wasn't the Continental system designed to stifle dynamism? When building the massive structures of corporatism in interwar Italy, theoreticians explained that their new system would be more dynamic than capitalism--maybe not more fertile in little ideas, such as might come to petit-bourgeois entrepreneurs, but certainly in big ideas. Not having to fear fluid market conditions, an entrenched company could afford to develop radical innovation. And with industrial confederations and state mediation available, such companies could arrange to avoid costly duplication of their investments. The state and its instruments, the big banks, could intervene to settle conflicts about the economy's direction. Thus the corporatist economy was expected to usher in a new futurismo that was famously symbolized by Severini's paintings of fast trains. (What was important was that the train was rushing forward, not that it ran on time.)

Friedrich Hayek, in the late 1930s and early '40s, began the modern theory of how a capitalist system, if pure enough, would possess the greatest dynamism--not socialism and not corporatism. First, virtually everyone right down to the humblest employees has "know-how," some of what Michael Polanyi called "personal knowledge" and some merely private knowledge, and out of that an idea may come that few others would have. In its openness to the ideas of all or most participants, the capitalist economy tends to generate a plethora of new ideas.

Second, the pluralism of experience that the financiers bring to bear in their decisions gives a wide range of entrepreneurial ideas a chance of insightful evaluation. And, importantly, the financier and the entrepreneur do not need the approval of the state or of social partners. Nor are they accountable later on to such social bodies if the project goes badly, not even to the financier's investors. So projects can be undertaken that would be too opaque and uncertain for the state or social partners to endorse. Lastly, the pluralism of knowledge and experience that managers and consumers bring to bear in deciding which innovations to try, and which to adopt, is crucial in giving a good chance to the most promising innovations launched. Where the Continental system convenes experts to set a product standard before any version is launched, capitalism gives market access to all versions.

 

 

The issues swirling around capitalism today concern the consequences of its dynamism. The main benefit of an innovative economy is commonly said to be a higher level of productivity--and thus higher hourly wages and a higher quality of life. There is a huge element of truth in this belief, no matter how many tens of qualifications might be in order. Much of the huge rise of productivity since the 1920s can be traced to new commercial products and business methods developed and launched in the U.S. and kindred economies. (These include household appliances, sound movies, frozen food, pasteurized orange juice, television, semiconductor chips, the Internet browser, the redesign of cinemas and recent retailing methods.) There were often engineering tasks along the way, yet business entrepreneurs were the drivers.

There is one conceivable qualification that ought to be addressed. Is productivity not finally at the point, after 150 years of growth, that having yet another year's growth would be of negligible value? D.H. Lawrence spoke of America's "everlasting slog." Whatever the answer, it is important to note that advances in productivity, in generally pulling up wage rates, make it affordable for low-wage people to avoid work that is tedious or grueling or dangerous in favor of work that is more interesting and formative.

Of course, productivity levels in the smaller countries will always owe more to innovations developed abroad than to those they develop themselves. Some might suspect that the domestic market is so tiny in a country such as Iceland, for instance, that even in per capita terms only a very small number of homemade innovations would bring a satisfactory productivity gain--and thus an adequate rate of return. In fact, most of the Continental economies, including the large ones, have been content to sail in the slipstream of a handful of economies that do the preponderance of the world's innovating. The late Harvard economist Zvi Griliches commented approvingly that in such a policy, the Europeans "are so smart."

I take a different view. For one thing, it is good business to be an innovative force in the "global economy." Globalization has diminished the importance of scale as well as distance. Tiny Denmark sets its sights on markets in the U.S., the EU and elsewhere. Iceland has entered into European banking and biogenetics. France has long done this--and can do more of it. But it could do so more successfully if it did not insulate its innovational decisions so much from evaluations by financial markets--including the stock market--as Airbus does. The U.S. is already demonstrably in the global innovation business. To date, there is an adequate rate of return to be expected from "investing" in the conception, development and marketing of innovations for the global economy--a return on a par with the return from investing in plant and equipment, software and other business capital. That is a better option for Americans than suffering diminished returns from investing solely in the classical avenue of fixed capital.

 

 

I would, however, stress a benefit of dynamism that I believe to be far more important. Instituting a high level of dynamism, so that the economy is fired by the new ideas of entrepreneurs, serves to transform the workplace--in the firms developing an innovation and also in the firms dealing with the innovations. The challenges that arise in developing a new idea and in gaining its acceptance in the marketplace provide the workforce with high levels of mental stimulation, problem-solving, employee-engagement and, thus, personal growth. Note that an individual working alone cannot easily create the continual arrival of new challenges. It "takes a village," preferably the whole society.

The concept that people need problem-solving and intellectual development originates in Europe: There is the classical Aristotle, who writes of the "development of talents"; later the Renaissance figure Cellini, who jubilates in achievement; and Cervantes, who evokes vitality and challenge. In the 20th century, Alfred Marshall observed that the job is in the worker's thoughts for most of the day. And Gunnar Myrdal wrote in 1933 that the time will soon come when more satisfaction derives from the job than from consuming. The American application of this Aristotelian perspective is the thesis that most, if not all, of such self-realization in modern societies can come only from a career. Today we cannot go tilting at windmills, but we can take on the challenges of a career. If a challenging career is not the main hope for self-realization, what else could be? Even to be a good mother, it helps to have the experience of work outside the home.

I must mention a "derived" benefit from dynamism that flows from its effects on productivity and self-realization. A more innovative economy tends to devote more resources to investing of all kinds--in new employees and customers as well as new office and factory space. And although this may come about through a shift of resources from the consumer-goods sector, it also comes through the recruitment of new participants to the labor force. Also, the resulting increase of employee-engagement serves to lower quit rates and, hence, to make possible a reduction of the "natural" unemployment rate. Thus, high dynamism tends to bring a pervasive prosperity to the economy on top of the productivity advances and all the self-realization going on. True, that may not be pronounced every month or year. Just as the creative artist does not create all the time, but rather in episodes and breaks, so the dynamic economy has heightened high-frequency volatility and may go through wide swings. Perhaps this volatility is not only normal but also productive from the point of view of creativity and, ultimately, achievement.

Ideals and Reality

I know I have drawn an idealized portrait of capitalism: The reality in the U.S. and elsewhere is much less impressive. But we can, nevertheless, ask whether there is any evidence in favor of these claims on behalf of dynamism. Do we find evidence of greater benefits of dynamism in the relatively capitalist economies than in the Continental economies as currently structured? In the Continent's Big Three, hourly labor productivity is lower than in the U.S. Labor-force participation is also generally lower. And here is new evidence: The World Values Survey indicates that the Continent's workers find less job satisfaction and derive less pride from the work they do in their job.

Dynamism does have its downside. The same capitalist dynamism that adds to the desirability of jobs also adds to their precariousness. The strong possibility of a general slump can cause anxiety. But we need some perspective. Even a market socialist economy might be unpredictable: In truth, the Continental economies are also susceptible to wide swings. In fact, it is the corporatist economies that have suffered the widest swings in recent decades. In the U.S. and the U.K., unemployment rates have been remarkably steady for 20 years. It may be that when the Continental economies are down, the paucity of their dynamism makes it harder for them to find something new on which to base a comeback.

The U.S. economy might be said to suffer from incomplete inclusion of the disadvantaged. But that is less a fault of capitalism than of electoral politics. The U.S. economy is not unambiguously worse than the Continental ones in this regard: Low-wage workers at least have access to jobs, which is of huge value to them in their efforts to be role models in their family and community. In any case, we can fix the problem.

Why, then, if the "downside" is so exaggerated, is capitalism so reviled in Western Continental Europe? It may be that elements of capitalism are seen by some in Europe as morally wrong in the same way that birth control or nuclear power or sweatshops are seen by some as simply wrong in spite of the consequences of barring them. And it appears that the recent street protesters associate business with established wealth; in their minds, giving greater latitude to businesses would increase the privileges of old wealth. By an "entrepreneur" they appear to mean a rich owner of a bank or factory, while for Schumpeter and Knight it meant a newcomer, a parvenu who is an outsider. A tremendous confusion is created by associating "capitalism" with entrenched wealth and power. The textbook capitalism of Schumpeter and Hayek means opening up the economy to new industries, opening industries to start-up companies, and opening existing companies to new owners and new managers. It is inseparable from an adequate degree of competition. Monopolies like Microsoft are a deviation from the model.

It would be unhistorical to say that capitalism in my textbook sense of the term does not and cannot exist. Tocqueville marveled at the relatively pure capitalism he found in America. The greater involvement of Americans in governing themselves, their broader education and their wider equality of opportunity, all encourage the emergence of the "man of action" with the "skill" to "grasp the chance of the moment."

 

 

I want to conclude by arguing that generating more dynamism through the injection of more capitalism does serve economic justice.

We all feel good to see people freed to pursue their dreams. Yet Hayek and Ayn Rand went too far in taking such freedom to be an absolute, the consequences be damned. In judging whether a nation's economic system is acceptable, its consequences for the prospects of the realization of people's dreams matter, too. Since the economy is a system in which people interact, the endeavors of some may damage the prospects of others. So a persuasive justification of well-functioning capitalism must be grounded on its all its consequences, not just those called freedoms.

To argue that the consequences of capitalism are just requires some conception of economic justice. I broadly subscribe to the conception of economic justice in the work by John Rawls. In any organization of the economy, the participants will score unequally in how far they manage to go in their personal growth. An organization that leaves the bottom score lower than it would be under another feasible organization is unjust. So a new organization that raised the scores of some, though at the expense of reducing scores at the bottom, would not be justified. Yet a high score is just if it does not hurt others. "Envy is the vice of mankind," said Kant, whom Rawls greatly admired.

The 'Least Advantaged'

What would be the consequence, from this Rawlsian point of view, of releasing entrepreneurs onto the economy? In the classic case to which Rawls devoted his attention, the lowest score is always that of workers with the lowest wage, whom he called the "least advantaged": Their self-realization lies mostly in marrying, raising children and participating in the community, and it will be greater the higher their wage. So if the increased dynamism created by liberating private entrepreneurs and financiers tends to raise productivity, as I argue--and if that in turn pulls up those bottom wages, or at any rate does not lower them--it is not unjust. Does anyone doubt that the past two centuries of commercial innovations have pulled up wage rates at the low end and everywhere else in the distribution?

Yet the tone here is wrong. As Kant also said, persons are not to be made instruments for the gain of others. Suppose the wage of the lowest- paid workers was foreseen to be reduced over the entire future by innovations conceived by entrepreneurs. Are those whose dream is to find personal development through a career as an entrepreneur not to be permitted to pursue their dream? To respond, we have to go outside Rawls's classical model, in which work is all about money. In an economy in which entrepreneurs are forbidden to pursue their self-realization, they have the bottom scores in self-realization--no matter if they take paying jobs instead--and that counts whether or not they were born the "least advantaged." So even if their activities did come at the expense of the lowest-paid workers, Rawlsian justice in this extended sense requires that entrepreneurs be accorded enough opportunity to raise their self-realization score up to the level of the lowest-paid workers--and higher, of course, if workers are not damaged by support for entrepreneurship. In this case, too, then, the introduction of entrepreneurial dynamism serves to raise Rawls's bottom scores.

Actual capitalism departs from well-functioning capitalism--monopolies too big to break up, undetected cartels, regulatory failures and political corruption. Capitalism in its innovations plants the seeds of its own encrustation with entrenched power. These departures weigh heavily on the rewards earned, particularly the wages of the least advantaged, and give a bad name to capitalism. But I must insist: It would be a non sequitur to give up on private entrepreneurs and financiers as the wellspring of dynamism merely because the fruits of their dynamism would likely be less than they could be in a less imperfect system. I conclude that capitalism is justified--normally by the expectable benefits to the lowest-paid workers but, failing that, by the injustice of depriving entrepreneurial types (as well as other creative people) of opportunities for their self-expression.

Mr. Phelps, the McVickar Professor of Political Economy at Columbia, was yesterday awarded the 2006 Nobel Prize for economics. Click here to read a selection of his previous articles from The Wall Street Journal.

Par Philroll - Publié dans : Politique - Affaires internationales
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Lundi 24 mars 2008

J’écoute distraitement, sur un media underground, un professeur de sciences politiques et ancien membre du CSA parler de son activité au sein de cette institution. A un certain moment, il se met à parler de ses frustrations à ce poste, par exemple celle de n’avoir jamais pu faire office que de gendarme.

 

Comme j’avais récemment feuilleté vaguement le Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations de Raoul Vaneigem et que de toute façon ce réflexe intellectuel me caractérise depuis assez longtemps, mon esprit me glisse à l’idée : tout de même, c’est particulier, cette vision du travail : y voir quelque chose qui doit faire sens ! qui doit être harmonieux, intellectuellement bien pensé, humainement harmonisé pour correspondre aux mieux aux nobles desiderata de la personne qui l’exécute …

 

Ce sont les mêmes qui vous diront bien faire leur travail, en suggérant l’effort que ça leur coûte. Mais le véritable luxe n’est-il pas d’avoir un travail qu’on aime et auquel on ait envie de se donner ?

 

Classique, l’idée, c’est ce que Marx reproche à Hegel, en gros. Et c’était tout le débat du sujet de philo du bac 2007 : « que gagne-t-on à travailler ? » Sous entendu, vit-on pour travailler ou travaille-t-on pour vivre ? J’en ai d’ailleurs déjà parlé souvent sur ce blog.

 

A partir de maintenant, je vais m’éloigner de l’exemple, et vous allez comprendre cette longue genèse. Mais c’est amusant de raconter comment les idées vous viennent. A l’époque où ça pensait encore quelque chose entre mes deux oreilles, j’en aurais bien écrit des chapitres entiers et inauguré le genre littéraire de la « promenade », dont, quelques siècles après ma mort, les commentateurs de mes écrits auraient vu des textes annonciateurs dans les rêveries de Rousseau.

 

Et puis, donc, je me dis, ça ne lui ferait sûrement pas plaisir, à ce monsieur, si j’allais lui dire ce que je pense de son problème de frustrations. C’est un homme très aimable, et très conscient, je ne parle pas de lui en particulier, mais de nous tous. Il y a plein de choses que l’on pense, que l’on aimerait pouvoir dire, et qui ne font pas, mais alors pas du tout plaisir à x ou à y. L’orateur ici était fort civil. Mais imaginez-vous allez balancer quelques vérités bien senties à Ségolène Royal, à Thierry Ardisson, à Laurent Ruquier, à Marc Weitzmann, à Patrick Devedjian, j’arrête le lynchage, en forçant les intéressés à écouter jusqu’au bout et en public ce que vous avez à leur dire, formulé dans la langue la plus éclatante du monde.

 

Ils vous en feront une attaque sur le plateau, je vous dis. En direct. Car ce sont de très vilaines âmes que j’évoque là. Percluses de vices. Entourées d’imbéciles qui ne les voient pas. Et c’est pour ça que lesdites âmes supportent leur entourage.

 

Or être pour la liberté d’expression, c’est ça. C’est accepter d’imaginer, comme disait Jean-François Revel, un Pascal à qui on démontrerait par la a + b = c, non plus de la raison mais du cœur, que l’existence de Dieu est absolument exclue. C’est un tel effondrement du soubassement même de la pensée qui doit être amorti par l’esprit et l’homme qui sont en face de vous.

 

Une vertu, c’est toujours un courage, et le courage, c’est toujours une mort violente et volontaire. Autrement dit : si ça ne fait pas mal, ça n’est sans doute pas une vertu. L’opinion démocratique contemporaine s’arroge en permanence des prétendues vertus, qui n’en ont que le nom et en ignorent la nature. Vertus en parole surtout, mais surtout vertus faciles, même dans leur acte supposé. Ainsi, en particulier, de la tolérance et de l’amour de la liberté. Quel petit con, de nos jours, n’oserait pas nous ressortir la phrase usée jusqu’à la corde de Voltaire, suivant laquelle il serait prêt à se battre pour que les opinions contraires aux siennes puissent être exprimées ?

 

Voltaire parle plus de la dignité de la conscience pensante que de la concurrence des intelligences, mais peu importe, au fond, ici. Ce que je dis, c’est ceci : pesez, pesez, lecteur, ce que c’est qu’être libéral. Pesez ce que coûte la liberté.

 

Au nom de quoi ce sacrifice ? Pourquoi ne pas vivre dans sa chaude erreur réconfortante. Quelle justification à une telle vertu pouvez-vous donner ? Eh bien, au-delà, de l’histoire de Voltaire, l’amour de la vérité, tout simplement. Voulons-nous la vérité ? Ainsi fut, mal, posée, la question d’une dissertation de philosophie du temps de ma khâgne. C’est une vraie question. Je ne suis plus dans la culture, mais nous trouverions sûrement quelques formules grecques ou latines pour dire que la vérité est âpre ou que sais-je, qu’elle a la sale gueule de ce feuj de Socrate, etc. Donne un cheval à celui qui dit la vérité, dit un proverbe afghan (merci Barab, faites pas attention, les autres). Il en aura besoin pour s’enfuir. Car la vérité est comme une blessure, elle fait mal, ça gratte et ça pique, au mieux, et personne n’aime souffrir, par définition.

 

Etre pour la liberté de l’esprit c’est renoncer à son petit confort intellectuel, comme on dit si bien, pour accepter, intellectuellement, de « vivre dangereusement », comme dirait Nietzsche. La vie recommande le plus souvent de vivre en nous servant de nos fictions, et le dossier de nos convictions ne peut pas être réinstruit à chaque instant, encore une vérité que j’ai souvent envie de balancer à la gueule de quelques profs de philo subventionnés qui conférencent all day long à la Sorbonne. Il n’empêche que penser est un pouvoir qui ne se délègue pas et qu’écouter l’appel de la pensée fait de nous des hommes.

 

Accepter le risque de la liberté, par amour pour la vérité. C’est accepter de perdre sa place éventuelle de leader d’opinion, c’est se rappeler qu’on n’a dû l’être que provisoirement, temporairement, sans confondre la peau et la chemise, et qu’un autre que nous, plus fort, plus actuel, doit nous y succéder.

 

C’est le dernier point auquel j’en étais arrivé quand j’ai décidé de prendre la peine de noter tout ça, pour changer un peu d’activité cérébrale après les trois jours de teuf électorale à l’EM. C’est qu’on voit bien par là le point commun entre le libéralisme de la pensée et de l’expression d’une part, et le libéralisme dans le domaine de l’activité économique d’autre part. d’où, au passage, j’ai parlé dans mon titre de la liberté en général, alors qu’il n’a été jusqu’ici question que de la liberté de pensée.

 

Le libéralisme économique consiste à penser que la concurrence, par opposition au monopole, est un facteur d’éclosion du meilleur. Que c’est la piqûre des compétiteurs qui vous fera donner le meilleur de vous-mêmes. Le but est l’éclosion du meilleur, mais celui-ci est mouvant. Aux postes de pouvoir, depuis que le monde est monde, je n’ai jamais vu de mandats aussi courts que ceux des dirigeants du monde libéral, à quelque fonction de direction que ce soit. Or ce meilleur, c’est peut-être vous demain, ce n’est peut-être plus vous après-demain. Etre libéral, c’est accepter d’être détrôné de votre supériorité par un autre, pour la raison qu’il sert mieux que vous l’intérêt général, en l’occurrence en produisant un bien qui satisfait plus le marché que vous. Telle est l’idée. C’est pareil en politique d’ailleurs : comme le disait merveilleusement bien Dominique Strauss-Kahn, « être démocrate, c’est accepter d’être minoritaire. »

 

Aimer la liberté, c’est se donner les moyens du meilleur, en faisant passer la destinée collective devant les intérêts individuels. Aimer la liberté, c’est aimer la vérité et la justice.

 

Par Philroll - Publié dans : fifilosof
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Jeudi 20 mars 2008

Je poste les commentaires quej'ai faits sur facebook à une vidé illustrant une prétendue contradiction de Sarko entre campagne et mandat.

 

http://www.facebook.com/video/video.php?v=8098364486&oid=10420991962

Et aussi à ce commentaire fin ajouté par un certain M. Ramos, que je cite par avance, avant de répandre dessus la quantité de quolibets idoine.

"le jour ou vous aurez compris que la politique n'existe pas ...
La mafia et le pouvoir oui ...
C'est pas en entant de gauche que l'on reussi .
Il faut des contacts pas des idées
Il faut de largent ."
Quelques autres commetaires, au jour de ma publication :
"les revenus sont trop bas"

sûrement pas le tien en tout cas!!
Ou encore :
imaginons la France d'après:De gauche,pensante et sans toi,pauv'con
____
Bon, je me lasse. Voici mon texte.
_______

lol. Vous êtes tous pitoyables. Je n'aime pas beaucoup Sarko, mais vous réagissez comme des gosses.

Le deuxième citation s'oppose non pas à la première, le projet de relever le PA, mais à la METHODE préconisée par la gôche, à savoir la bien connue relance keynésienne, mais alors cette fois totalement dépourvue de ses habituels justificatifs macroéconomiques. C'est "je veux du pognon donne m'en!"

Sarko a surfé sur cette vague idiotissime du pouvoir d'achat, le nouveau concept hochet de tous les crétins de France il y a six mois, et ça je ne peux pas lui en vouloir, tout le monde l'a fait, surtout Ségolène, et ça s'appelle la politique. Etre contre ça, c'est être pour la dictature.

En revanche, maintenant, il serait bon de grandir un peu, de comprendre que le PA ne peut être, sur le LONG TERME (là est le point crucial) que le résultat d'une politique de l'offre et de dégraissage de la dépense publique. Ce qui se dessine pas trop trop mal quand même. Après ya quelques petts problèmes précis, genre TIPP, monopoles divers types taxis, paris, sncf, positions dominantes qui pèsent sur les BFE des PME...

Bon, mais l'essentiel, c'est ce que je viens de dire. Donc mettez-vous à penser, un petit peu, tous autant que vous  êtes. Je vous dis, on dirait des gosses.

Avec la prime à Monsieur Ramos, roi des petits cons fachos, qui illustre bien cette évolution de l'esprit français moyen : du gauchisme débile faussement généreux, via une "désillusion des espoirs" à l'égoïsme cynique le plus lamentable et le plus décomplexé.


De la gauche 68 qui lit Bourdieu à la droite bling bling sans état d'âme de la pétasse d'Assas qui admire Paris Hilton. Tel fut le sentier de la jeunesse française.

 

 

Par Philroll - Publié dans : Politique - France
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Lundi 10 mars 2008
extrait d'un mail à Mam, fév 08'.

Mais nous sommes bien d'accord sur le désarroi du personnage... à qui vous reconnaitrez qaund même le mérite d'une certaine lucidité sur son cas, puisqu'il sent bien que quelque chose ne va pas, dans son affaire. Et ce n'est pas du vide que de décrire le vide...
 
Mais vous êtes un peu dure, je trouve : il n'obéit pas servilement à des pulsions. Il ne peut pas faire plus, même s'il aimerait bien, il n'a pas la richesse intérieure qu'il faudrait, tout absorbé qu'il est dans la vie extérieure, dans cet affairement permanent et délirant de la vie moderne que tout le monde loue, y compris et surtout les adultes qui nous reprochent ensuite d'être décervelés. Mais allez voir un directeur des études de l'EM en lui priant de vous affecter avec votre petite amie pluriannuelle dans la même fac à taiwan plutôt qu'à 400 km l'un de l'autre, et il vous enverra chier, genre : qu'est-ce que c'est que ces préoccupations extraprofessionnelles? Notre jeunesse a la vie sentimentale qu'on lui a permis d'avoir, en bonne partie.
 
C'est vrai qu'il n'a rien à donner, et que personne n'a rien à donner dans cette foutue jeunesse. Les gens se copient tous les uns les autres dans des tendances creuses issues du marketing, et cachent ce qu'ils ont d'individuel, ce qui déjà est un mauvais début. Et puis, tout simplement, ils n'ont rien dans la tête. Ils sont tous comme les petits versaillais : l'abondance dehors, le vide dedans. La sociologie des "nouvelles misères" nous renseigne bien sur cette situation. Les émeutes de banlieue, c'est pas le voleur de bicyclette ou la période mexicaine de Bunuel, c'est d'abord la misère spirituelle de gens qui "ne savent plus s'exprimer autrement qu'en tapant."
 
Ben ça c'est la faillite de l'éducation conjuguée à une revendication de plus en plus forte de liberté. Les gens sont de plus en plus jaloux de leurs prérogatives personnelles, et en même temps de plus en plus abrutis pour les plus bêtes, et enferrés sans espoir de retour dans la funeste présomption pseudo-nietzschéenne pour ceux qui se croient intellos. Les gens ne comprennent rien à ce qui leur arrive, la description de la vie intellectuelle et sentimentale est devenue d'une pauvreté épouvantable. Et cela dans toutes les couches de la société, commele disait fort justement Finkielkraut à Meirieu. Alors ça donne toute une palette de comportements amoureux tous plus navrants les uns que les autres, que j'ai sous les yeux en permanence, quand je n'y tombe pas moi-même, parce que l'effet d'entraînement débilisant est puissant. C'est ce que racontait déjà Allan Bloom dans le bouquin que lisait Papa tout le temps, c'est un peu ce que raconte Houellebecq dans Extension du domaine de la lutte.
 
Tout se passe comme si les gens avaient voulu se gouverner eux même de plus en plus, et pour tout dire, à mesure qu'ils en devenaient plus incapables! Mon ancien prof Alain Renaut et toute sa clique à la Sorbonne écrivent des centaines de pages laborieuses en tournant autour de cette idée.
 
L'espoir, c'est que la nature humaine ne disparait jamais tout à fait. L'expérience maoïste nous l'a bien prouvé. Mais le jeunesse passe vite.
Par Philroll - Publié dans : Kunst & Literatur
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Jeudi 6 mars 2008
Que ne s'émeut-on et ne s'interroge-t-on , selon l'usage, sur les "causes" de cette délinquance, au lieu d'en rester à une criminologie antéhugolienne?
Par Philroll - Publié dans : Brèves et citations
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Mardi 4 mars 2008

Le jackpot de Goldman Sachs est l'un des plus gros, et sans doute le plus gros, de l'histoire de Wall Street. La banque d'investissement le doit à trois jeunes traders, qui ont parié dès le début de l'année sur une crise du marché américain des crédits hypothécaires. Michael Swenson (40 ans) et Josh Birnbaum (35 ans), qui travaillent sur les produits structurés au département hypothécaire, soutenus par Dan Sparks (40 ans), responsable du département hypothécaire, ont réussi à convaincre Goldman Sachs de tabler sur un retournement du marché.

Par Philroll - Publié dans : Grands hommes & grands moments
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Samedi 1 mars 2008
José Bové n'a rien inventé. Les premières attaques contre les Etats-Unis, pays de la malbouffe, datent d'il y a plus de cinquante ans. A l'époque c'est Coca-Cola qui en avait été la victime.

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En 1949, la firme d'Atlanta avait décidé de s'implanter en Europe et projetait de construire une usine à Marseille. Immédiatement elle se heurta à une double opposition. Celle des viticulteurs voulant interdire l'arrivée sur le marché des boissons d'un produit considéré comme concurrent possible et surtout celle, purement idéologique mais très puissante à l'époque, des communistes et de leurs alliés.

Au début ce furent des considérations de balance de paiements – il fallait décourager les importations – qui poussèrent le gouvernement à s'opposer aux projets de Coca-Cola. Mais, rapidement la propagande communiste s'intensifia et exigea l'interdiction pure et simple de la marque américaine. Elle exploita à cette fin la crainte d'une "invasion" culturelle et économique américaine. Dans cette affaire elle trouva des alliés aux sein de la gauche aussi bien que dans les rangs gaullistes. Le journal Le Monde parla de coca colonisation et décréta avec finesse : "après Coca-Cola holà". Quant aux lobbies protectionnistes, ils mirent en avant les dangers que Coca-Cola faisait courir à la santé des français. C'est sur ce terrain que se placèrent la majorité des députés. Ils votèrent une loi interdisant la vente de toute boisson non alcoolique soupçonnée d'être malsaine. C'était, bien sûr, uniquement Coca-Cola qui était visée.

Cette loi ne fut jamais appliquée. Alors que la France bénéficiait des largesses du plan Marshall il était difficile de s'en prendre aussi ouvertement à une firme américaine. Le Ministère de la santé essaya bien de refuser l'autorisation de vente de Coca-Cola. Mais des analyses scientifiques montrèrent que les ingrédients de la célèbre boisson étaient bien conformes au Code de la santé. Finalement, fin 1953, un jugement en appel mit fin à toute action légale contre la célèbre boisson gazeuse. Entre temps, l'attention des communistes s'était portée sur d'autres fronts. L'Humanité devait même accepter la publicité de Coca-Cola dans ses pages tandis que l'URSS et ses satellites en autorisaient la production et la vente derrière le rideau de fer (ou celles du rival Pepsi-Cola).

Nous le voyons, le commerce adoucit les mœurs. Celles de la confédération paysanne se civiliseraient sans doute si McDonald ajoutait un McRoquefort à ses menus.

 

Florin Aftalion

Professeur d'économie à l'ESSEC

Par Philroll - Publié dans : Politique - Affaires internationales
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Jeudi 28 février 2008
Unter Menschen können Kämpfe stattfinden, in denen die zwei Parteien über das gute Verhlaten einverstanden wären, aber in denen das Wert keine Wichtigkeit annimmt. Diesem Typ gehören Gewalten wie Erpressung, Stiehl, oder eben Vergewaltigung. In diesen Falle zweifelt kein dass die Gegner möglicherweise einverstanden sein könnten. Ein mag es lieber, sich an seine Triebe aufzugeben, aber selten sind die Diebe, die die Apologie des Diebstahls machen, und nichts ist moralischer als die Organisierung mancher Räubergruppen.
Aber diese Gefechte sind denjenigen der Tiere ähnlich. Eigentlich menschlichen Streiten bedeuten über alle eine geistige Konfrontation, zwischen zwei unversöhnlichen Definitionen des Gutes. So waren die Kriege des zwanzigsten Jahrhunderts groß, weil sie in letzter Analyse darauf lagen, auf einer gewissen Weltanschauung, auf einer gewissen Idee der Zivilisation.
Die extremlinksorientierten Terroristen sehen sich als Kämpfer dieses Typs. Zwischen ihnen und der liberalen Demokratie gibt es ein Kampf zu Tod, so ewig und sicher wie zwischen Nazismus und Judenheit.
Unter solchen Bedingungen kann nichts anders als eine aufrichtige Reue einige Haftentlassung rechtfertigen, und natürlich unter strenge Überwachung.
Das Interesse des Problems kommt daraus, dass man konnte hier den Eindruck haben, das unsere politische Modell hier eine innere Widerspruch begegnet. Nämlich bin ich wohl frei, nach dem großen Karl Marx zu denken, westliche liberale Demokratie sei nur die ideologische und juristische Oberfläche der wirtschaftlichen Ausbeutung der Proletarier. Nun ob ich das behaupte, und die durch die Institutionen garantierte Gedankenfreiheit bestellt dass ich diesem Recht genieße,  so muss ich, logischerweise, gewissenhaft, meine Gewissen folgen und dem System „helfen“, zusammenzubrechen, zum Beispiel durch Terroranschläge?
Aber das ist präzis was wir strengst verbieten wollen und müssen…
Die Haflinger für diese Verbrechen sind ja älter geworden. Das menschliche Leben erkennt drei Zeiträumen : die Kindheit, als man sich selbst ändern will; das erwachsene Alter, als man die Welt ändern anstrebt, das Alter, als man zu sich zurückkommt und versteht, einige Tat in der Welt bleibe immer, zu scharfen Augensicht, vergeblich und eitel. Vielleicht haben die Terroristen dieses Alter erreicht? Vielleicht schlagt die Blut weniger stark in ihren Adern? Zweifellos erfüllen sie nicht mehr diese Stärke, diese Energie ihrer Jugend, wovon Jugend natürlich nicht bewusst ist, aber die das Alter an ihrem Verfall oder Verschwinden anerkennt. Dann macht das Alter das Ungeheuer inoffensiv. Darf er denn entlassen werden? Ja, wenn man nur an die gesellschaftlichen Risiken von Rückfall denkt.
Aber wegen die Rücksicht an die Familien der Opfer und generell mag man lieber, eine echte Reue werde ausgedrückt. Über die Mitteln, und so über die Weltanschauung auch, die die Taten nötig anregte. Man spricht hier über die Superiorität der Demokratie, über das Unbestreitbares der Demokratie.
Seit Marx und Tocqueville haben wir zwei entgegengesetzte Definitionen der politischen Freiheit. In der ersten ist der Man am Anfang als frei betrachtet und die Gesellschaft als durch diese Freiheit in Ordnung gestellt. Das ist die liberale Welt. In der zweiten wird der Mann am Anfang als ein Sklave betrachtet, und die Gesellschaft muss korrigiert werden um die politische Freiheit zu erlauben. Das ist die sozialistische Welt. Als die kommunistischen Block und Ideologie nur die zweite Anschauung als wahr erkennten, die intellektuelle und moralische Übergelegenheit der westlichen Welt sind das sie die Wahrheit der beiden erkennt, und darum aufgerichtet wird, um einen Dialog zwischen den beiden zu erlauben. Man nennt es Pluralismus. Er zeigt eine echte Anstrengung, die Ungerechtigkeit zu kämpfen. Das tiefes Wert der Demokratie ist, dass sie jetzt das beste erfundene Mittel ist, sich nach dem gemeinen Gute zu streben, was die ewigen Essenz der Politik ist.
Das müssen die Terroristen verstehen und annehmen. Man kann viel Weh über unsere Welt sagen, und sie hat sehr beunruhigende Entwicklungen, aber sie ist die weniger schlechte. Die Befreiung der Terroristen erfordert ihre Aussöhnung mit der freien Welt.
Par Philroll - Publié dans : fifilosof
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